Retour à l'accueil
Étude de l'Observatoire

Pêche de la lamproie en Gironde : techniques efficaces avec nasse et règles à respecter

L'Équipe Jardin De La Lamproie
Pêche de la lamproie en Gironde : techniques efficaces avec nasse et règles à respecter

Réglementation de la pêche de la lamproie en Gironde : saison, zones, tailles et quotas

En Gironde, la pêche de la lamproie ne se résume pas à “prendre une nasse et attendre”. Pour pratiquer efficacement tout en restant dans le cadre légal, il faut d’abord maîtriser la réglementation locale: période autorisée, secteurs de pêche, conditions d’engins, obligations de déclaration et règles de remise à l’eau ou de conservation. Ces éléments varient selon l’espèce (lamproie marine, lamproie fluviatile) et selon le type de cours d’eau (estuaire, fleuve, affluents). En pratique, le point de départ le plus fiable reste la réglementation publiée par les autorités compétentes et les structures de gestion de la pêche en eau douce en Nouvelle-Aquitaine, qui mettent à jour les calendriers et les modalités au fil de la saison 2025-2026.

Pour vous aider à structurer votre préparation, voici les axes à vérifier avant toute pose de nasse:

  1. Saison et dates d’ouverture/fermeture Les périodes autorisées sont généralement encadrées pour protéger les phases de migration et de reproduction. En 2025-2026, les calendriers sont consultables via les documents officiels de la gestion piscicole et les communications des fédérations départementales. Ne partez jamais du principe “c’est comme l’an dernier”: un arrêté ou une note technique peut préciser des ajustements.

  2. Zones de pêche et limites géographiques En Gironde, les secteurs peuvent être segmentés (estuaire, zones de transition, tronçons de rivière). Certaines zones peuvent être fermées à certains engins, ou soumises à des conditions particulières (accès, périodes, densité d’engins). Exemple concret: sur un même cours d’eau, un tronçon peut autoriser la pose de nasses pendant la migration, tandis qu’un autre tronçon impose des contraintes renforcées liées à la présence d’espèces protégées ou à la sensibilité de l’habitat.

  3. Tailles, quotas et conditions de capture Les règles de taille minimale, les quotas journaliers ou saisonniers, et les modalités de comptage peuvent s’appliquer selon l’espèce. Certaines réglementations imposent aussi des obligations de marquage ou de tenue d’un carnet de pêche. À retenir: même si la lamproie est souvent ciblée par des engins passifs, la réglementation peut exiger une sélectivité et une limitation de l’effort.

  4. Engins autorisés et modalités de pose La nasse est généralement l’engin le plus courant, mais les caractéristiques (maillage, dimensions, dispositifs de guidage) peuvent être encadrées. La pose doit aussi respecter les règles de sécurité et de non-dégradation du milieu.

Pour une lecture guidée et pratique des points “saison, zones et techniques autorisées”, vous pouvez consulter ce lien interne: réglementation, saison et techniques autorisées.

Enfin, côté jardin et biodiversité, une règle d’or s’applique aussi à la pratique de la pêche: tout ce qui touche au vivant touche à l’écosystème. Une lamproie capturée n’est pas un simple “trophée”: c’est un maillon d’un cycle de migration. En respectant strictement les périodes et les secteurs, vous contribuez à préserver la dynamique des populations et la qualité écologique des rivières girondines.

Techniques efficaces de pêche à la nasse : réglages selon courant et substrat

Une nasse efficace pour la lamproie repose sur un principe simple: canaliser le déplacement de l’animal vers un point de capture, sans créer de perturbation inutile. Mais dans la réalité, le succès dépend fortement de deux variables: le courant et le substrat. En Gironde, ces paramètres changent rapidement avec la marée, la hauteur d’eau, la turbidité et la nature du fond (sable, graviers, galets, vase). En 2025-2026, les pêcheurs qui obtiennent des résultats réguliers sont ceux qui ajustent leur installation au lieu de “poser et espérer”.

1) Lire le courant: vitesse, direction et stabilité

Avant de poser, observez:

  • la direction dominante du courant (souvent influencée par la marée en estuaire),
  • la vitesse (zones de veine principale versus zones plus calmes),
  • la stabilité sur 30 à 60 minutes (un courant qui bascule peut rendre la nasse inefficace).

Repères pratiques (sans prétendre à une mesure universelle):

  • Si le courant est trop faible, la lamproie peut ne pas être guidée vers l’entrée.
  • S’il est trop fort, l’animal peut contourner l’obstacle ou la nasse peut devenir instable, ce qui réduit la probabilité d’entrée.

Exemple concret: sur un tronçon où le fond est mixte sable-graviers, une nasse placée dans la veine principale peut mieux fonctionner lors des phases de courant soutenu, tandis qu’en période de ralentissement, il faut parfois la rapprocher d’une zone de transition (bord de veine) pour créer un “couloir” plus attractif.

2) Adapter au substrat: éviter l’enfouissement et maximiser l’accessibilité

Le substrat conditionne l’ancrage et la position de l’entrée de la nasse. Trois cas fréquents en Gironde:

  • Sable fin: risque d’enfouissement partiel. Solution: ancrage plus ferme, base plus stable, et vérification régulière de la position.

  • Graviers et galets: meilleur maintien, mais attention aux interstices. Solution: installer de façon à limiter les contournements par les côtés, en veillant à l’alignement avec le courant.

  • Vase ou fond très meuble: risque de “perte” de la structure et de colmatage. Solution: choisir un emplacement où le fond est plus porteur, ou adapter l’assise pour éviter que la nasse ne s’enfonce et ne se colmate.

3) Réglages opérationnels: position, hauteur d’entrée et orientation

Même sans entrer dans des dimensions strictes (qui dépendent des règles locales et du modèle d’engin), les réglages suivants font souvent la différence:

  1. Orientation face au courant L’entrée doit être placée de manière à ce que le flux “pousse” naturellement vers le dispositif.

  2. Profondeur d’installation L’entrée doit rester accessible. Si elle est trop haute, l’animal ne la “rencontre” pas. Si elle est trop basse, elle peut être masquée par le fond ou la turbidité.

  3. Stabilité et contrôle Une nasse qui bouge ou bascule perd en efficacité. En pratique, un contrôle régulier (selon les conditions et les obligations réglementaires) permet d’ajuster rapidement.

  4. Gestion de la turbidité En eau trouble, l’animal peut réagir différemment. Une nasse trop “visible” ou mal camouflée peut être moins efficace. À l’inverse, un dispositif trop enfoui peut devenir invisible et inutilisable.

Pour approfondir les réglages de la nasse selon le courant et le substrat, vous pouvez suivre ce lien interne: réglages de la nasse selon le courant et le substrat.

Tableau synthétique: “diagnostic terrain” vers “ajustement”

Observation sur siteProblème probableAjustement recommandé
Courant faible, eau calmeEntrée peu “rencontrée”Se rapprocher d’une zone de transition, vérifier l’orientation
Courant fort, veine principaleContournement ou instabilitéAncrage renforcé, position plus latérale ou plus stable
Fond sableux qui s’enfonceNasse masquée, colmatageAssise plus stable, contrôle plus fréquent
Fond vaseuxEnfouissement et perte d’accèsChoisir un emplacement plus porteur, limiter l’enfoncement
Galets/graviersContournement par les côtésAjuster l’alignement et limiter les interstices

En combinant ces réglages, vous augmentez vos chances de captures tout en réduisant l’effort inutile. Et c’est là que la logique “jardin et nature” rejoint la pêche: une approche fine, respectueuse et observatrice produit de meilleurs résultats, car elle s’appuie sur le fonctionnement réel de l’écosystème.

Bonnes pratiques pour limiter l’impact : sélectivité, manipulation et respect des habitats

La pêche de la lamproie peut être compatible avec une démarche respectueuse de la biodiversité, à condition de viser trois objectifs: sélectivité, manipulation soignée et respect des habitats. En Gironde, ces bonnes pratiques sont d’autant plus importantes que les rivières et l’estuaire abritent des espèces migratrices, des zones de reproduction et des habitats sensibles (substrats, herbiers, frayères, berges). En 2025-2026, les attentes en matière de continuité écologique et de réduction des impacts sur la faune aquatique sont renforcées dans les politiques publiques et les actions de terrain.

1) Sélectivité: réduire les captures non ciblées

Même avec une nasse, des captures accessoires peuvent survenir. Pour limiter l’impact:

  • Vérifiez que l’engin est adapté à la cible (forme, accès, configuration).
  • Évitez les installations “au hasard”: une nasse mal placée peut fonctionner comme un piège général.
  • Contrôlez la pose et l’état de l’engin: un dispositif déformé ou mal ancré peut augmenter les captures non ciblées.

Exemple concret: si vous observez, lors des contrôles, une proportion élevée de poissons non ciblés, cela peut indiquer un mauvais positionnement par rapport au courant ou une entrée trop “ouverte” pour la cible. Ajuster l’orientation et la zone d’installation permet souvent de réduire ces captures accessoires.

2) Manipulation: limiter le stress et les blessures

La lamproie est un animal fragile, avec une morphologie particulière. Une manipulation brutale peut entraîner des blessures et augmenter la mortalité. Bonnes pratiques:

  • Préparez le matériel avant de sortir l’animal de l’eau (épuisette adaptée, gants si nécessaire, seau ou bac d’eau).
  • Limitez le temps hors de l’eau.
  • Évitez les gestes qui arrachent ou abîment la muqueuse.
  • Si la réglementation impose une remise à l’eau pour certaines situations, respectez-la strictement.

Même lorsque la capture est autorisée, l’objectif reste de réduire la souffrance et de préserver la qualité du milieu. En termes de biodiversité, chaque individu compte, surtout pour des espèces liées à des cycles migratoires.

3) Respect des habitats: ne pas dégrader le fond ni les berges

La pose de nasses peut impacter le substrat si elle est mal réalisée. Pour limiter les dommages:

  • Évitez de piétiner ou de remuer excessivement le fond.
  • Ne “creusez” pas pour installer l’engin: privilégiez l’assise et l’ancrage adaptés.
  • Retirez l’engin proprement en fin de session.
  • Nettoyez sans produits chimiques: tout résidu peut perturber la faune et la flore.

En pratique, un bon indicateur est l’état du site avant et après: si le fond est fortement remanié, c’est que l’installation n’est pas optimale.

4) Continuité écologique: protéger les migrations

La lamproie est directement concernée par la continuité écologique. Les obstacles (ouvrages, seuils, aménagements) peuvent freiner ou bloquer les migrations. Les bonnes pratiques de pêche s’inscrivent donc dans une logique plus large: soutenir les dispositifs qui permettent le passage des espèces et limiter les impacts cumulés.

Pour relier votre pratique à cet enjeu, vous pouvez consulter ce lien interne: continuité écologique et passes à poissons pour protéger les migrations.

Checklist terrain (simple et actionnable)

  • Ai-je vérifié la réglementation locale (dates, zones, engins) avant de poser ?
  • Mon emplacement correspond-il à la veine de courant et au substrat adapté ?
  • L’engin est-il stable, non enfoui, et orienté correctement ?
  • Ai-je réduit les captures accessoires en ajustant la pose ?
  • Ai-je manipulé les individus avec un temps hors de l’eau minimal ?
  • Ai-je évité tout remaniement excessif du fond et des berges ?
  • Ai-je retiré l’engin sans laisser de débris ?

En adoptant ces pratiques, vous améliorez la qualité de votre pêche tout en renforçant la biodiversité locale. Et c’est exactement l’esprit “jardin et nature” appliqué à la rivière: observer, ajuster, préserver.

?
Registre des Interrogations

Quelles sont les règles principales à vérifier avant de pêcher la lamproie en Gironde ?

Avant toute sortie, vérifiez la saison autorisée, les zones de pêche concernées, les tailles et quotas éventuels, ainsi que les conditions d’usage des engins (dont les nasses). Les règles peuvent varier selon le secteur et l’année. Le bon réflexe est de consulter les arrêtés et informations locales disponibles pour la Gironde, puis d’adapter votre pratique (emplacement, effort de pêche, relâche si autorisé).

Les techniques nasse sont-elles compatibles avec une pêche sélective et respectueuse ?

Oui, à condition de régler la nasse selon le courant, la profondeur et le substrat, et de limiter les captures non ciblées. Une nasse bien dimensionnée, posée au bon endroit et relevée à intervalles adaptés améliore la sélectivité. L’objectif est de réduire le stress des animaux et d’éviter de perturber inutilement les habitats de frayère et de repos.

Que faire si je pense être en dehors des périodes ou des zones autorisées ?

Si vous avez un doute sur la période, la zone ou l’autorisation de l’engin, abstenez-vous de pêcher. En cas de contrôle, la meilleure stratégie est la prévention: vérification en amont, documentation (captures d’écran des informations locales), et respect strict des interdictions. En cas d’observation de lamproies, privilégiez le signalement ou l’observation sans prélèvement si cela est recommandé localement.